Le mildiou de la pomme de terre, causé par Phytophthora infestans, un micro-organisme pathogène de type oomycète, reste l’une des maladies les plus redoutées par les producteurs. Son caractère explosif, sa capacité de propagation rapide et les pertes économiques qu’il peut engendrer en font un enjeu majeur de la protection des cultures. En période humide, quelques jours suffisent pour voir une parcelle saine fortement dégradée.
Comprendre les symptômes du mildiou sur la pomme de terre, anticiper les périodes à risque et intégrer des solutions adaptées sont devenus indispensables pour sécuriser les rendements dans un contexte de transition vers des pratiques plus durables.
La maladie s’exprime d’abord sur le feuillage. Les premiers signes apparaissent sous forme de taches irrégulières, vert pâle à brun foncé, donnant un aspect humide aux tissus. Ces lésions s’étendent rapidement lorsque l’humidité est élevée.
En conditions favorables, un duvet blanc caractéristique peut être observé sur la face inférieure des feuilles ; il correspond à la sporulation du pathogène. À mesure que l’infection progresse, les feuilles brunissent, se dessèchent puis s’effondrent, réduisant fortement la capacité de photosynthèse de la plante. Cette dégradation rapide compromet directement le développement des tubercules.
Les tiges peuvent également être touchées. Des lésions allongées, brun foncé à noires, apparaissent et peuvent évoluer vers un affaissement des tissus. Lorsque les tiges sont atteintes, la circulation interne est perturbée, ce qui accélère la destruction de la plante.
Sous terre, les tubercules ne sont pas épargnés. Le mildiou peut provoquer l’apparition de zones brunâtres ou violacées à la surface. À la coupe, la chair présente une coloration brun rougeâtre d’aspect granuleux.
Le danger est d’autant plus important que certains tubercules semblent sains à la récolte mais développent des pourritures en stockage, générant des pertes économiques significatives.
Le mildiou de la pomme de terre prospère lorsque l’humidité et les températures modérées se combinent. Le pathogène peut survivre dans des tubercules infectés ou des résidus de culture, constituant une source d’inoculum, c’est-à-dire l’ensemble des formes du pathogène capables d’initier une nouvelle infection, pour la saison suivante.
Au printemps, lorsque les températures dépassent une dizaine de degrés et que l’humidité est suffisante, les spores germent et infectent les jeunes tissus. La propagation secondaire est particulièrement rapide en cas de pluies répétées ou d’irrigation excessive. Dans ces conditions, un cycle complet d’infection peut se produire en quelques jours seulement, expliquant le caractère fulgurant des épidémies.
La maîtrise du mildiou repose donc en grande partie sur l’anticipation des épisodes climatiques favorables à son développement, comme c’est également le cas pour le mildiou de la vigne.
Face au mildiou de la pomme de terre, l’anticipation constitue un levier essentiel. Parmi les solutions préventives, l’utilisation de plants certifiés, produits sous contrôle sanitaire strict, permet de limiter l’introduction de maladies dès la plantation et de réduire la pression initiale en parcelle. Ces plants évitent d’implanter des tubercules déjà porteurs du pathogène.
Parmi les autres solutions préventives, la gestion rigoureuse des résidus de culture, l’attention portée à l’irrigation, une rotation adaptée ainsi que la destruction des repousses contribuent également à limiter les sources d’inoculum.
Cependant, lors de printemps et d’étés particulièrement humides, ces mesures agronomiques peuvent s’avérer insuffisantes. Une stratégie efficace doit alors permettre d’intervenir à la fois en amont, pour sécuriser la culture, et en cours de cycle, afin de freiner ou stopper le développement de la maladie, notamment aux stades clés de pré- et de post-floraison.
Les programmes de protection reposent encore largement sur des fongicides de contact et systémiques. Toutefois, leur usage est de plus en plus encadré et la question de la réduction des intrants chimiques s’impose dans toutes les filières.
Dans ce contexte, les producteurs recherchent des solutions capables de maintenir un haut niveau d’efficacité tout en s’inscrivant dans une démarche plus respectueuse de l’environnement. L’objectif n’est plus seulement de traiter, mais d’intégrer différents leviers dans une stratégie cohérente de protection intégrée.
C’est dans cette dynamique que, grâce à son expertise dans l’extraction végétale, Groupe Berkem a développé OPSeed75. Il s’agit d’un extrait de pépins de raisin (Vitis vinifera L.) concentré à 75 % minimum en polyphénols, reconnu comme substance de base* par l’Union européenne. Il se distingue par la présence d’oligomères procyanidoliques (OPC), des composés phénoliques capables d’exercer une action directe sur le pathogène responsable du mildiou.
Intégré dans une stratégie globale, OPSeed75 accompagne les producteurs dans la réduction des intrants chimiques sans compromettre la performance. Il s’inscrit pleinement dans les approches de protection intégrée, où prévention, observation et solutions durables se combinent pour sécuriser les rendements.
Face à un pathogène toujours capable de surprendre, adopter une stratégie proactive et innovante constitue aujourd’hui un levier essentiel pour protéger durablement les cultures de pommes de terre.
*Conformément à l’article 23 du règlement (CE) n° 1107/2009, une substance de base n’a pas pour destination principale d’être utilisée à des fins phytosanitaires, mais est néanmoins utile pour la protection des végétaux ; n’a ni d’effets nocifs immédiats ou différés sur la santé humaine et animale, ni d’effets inacceptables sur l’environnement ; et n’est pas commercialisée en tant que produit phytopharmaceutique.